Cette rubrique réunit les parts de groupement forestier à vendre publiées sur ma-propriete.fr. Un groupement forestier est une société civile propriétaire d’un ou de plusieurs massifs : en détenir des parts permet d’être propriétaire d’une fraction de forêt sans gérer soi-même les parcelles. Les annonces proviennent surtout de groupements familiaux dont un associé souhaite se retirer ; les parts de groupements forestiers d’investissement se revendent, elles, principalement par l’intermédiaire de leur société de gestion. Si vous préférez acheter un bois en direct, consultez nos propriétés forestières à vendre.
Une part de groupement n’est pas un terrain : c’est un titre de société, dont la valeur, les revenus et la fiscalité obéissent à des règles propres. Cette page explique la différence entre groupement familial et groupement d’investissement, ce que l’on achète réellement, la façon dont les parts circulent, d’où viennent les revenus et les risques, ainsi que le cadre fiscal actuel, à vérifier pour chaque situation. Le tableau qui suit situe la valeur des forêts détenues par les groupements. Ces informations générales ne constituent pas un conseil en investissement : faites examiner votre projet par un notaire ou un conseiller habilité.
Les cessions de parts de groupements forestiers ne figurent pas dans la base DVF : elles portent sur des parts sociales, non sur un bien immobilier, et aucune statistique publique ne mesure leur prix. La valeur d’une part dépend en revanche de celle des forêts que le groupement possède. Notre observatoire du prix des forêts établit à 4 936 €/ha le prix médian d’un hectare de forêt en France en 2025, et les grands massifs, qui composent l’essentiel du patrimoine des groupements, se vendent plus cher à l’hectare que les parcelles moyennes.
| Surface vendue (France, 2020-2025) | Part des ventes | Prix médian | Prix moyen |
|---|---|---|---|
| 20 à 50 ha | 5,4 % | 5 330 €/ha | 6 445 €/ha |
| 50 à 100 ha | 1,7 % | 6 810 €/ha | 7 537 €/ha |
| Plus de 100 ha | 0,9 % | 7 361 €/ha | 8 016 €/ha |
Sur la période 2020-2025, la médiane nationale ressort à 4 778 €/ha pour 35 100 ventes. Ces repères servent à apprécier l’actif net d’un groupement, qui intègre aussi la valeur des bois sur pied, les dettes éventuelles et la trésorerie.
Source : DVF (DGFiP), traitement ma-propriete.fr ; forêts de 1 ha et plus, nature cadastrale bois ; juillet 2020 à décembre 2025 ; les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ne figurent pas dans DVF.
Apparu en 1954 et régi aujourd’hui par le Code forestier et par le Code civil, le groupement forestier est une société civile dont l’objet est la constitution, l’amélioration, l’équipement, la conservation ou la gestion de massifs forestiers. Son capital est divisé en parts sociales réparties entre les associés, qui ont apporté des bois ou de l’argent. Un ou plusieurs gérants administrent le groupement et rendent compte de leur gestion à l’assemblée des associés, qui approuve les comptes et les grandes décisions.
La plupart des groupements sont nés d’une succession ou d’une donation : plutôt que de partager une forêt entre héritiers, la famille l’apporte à une société dont chacun reçoit des parts. La forêt reste d’un seul tenant, sous une gestion unique, et se transmet ensuite part par part. On parle couramment de groupement foncier forestier ou de GFF, même si le Code forestier retient simplement le terme de groupement forestier. Les parts de ces groupements privés ne sont pas proposées au public : elles se cèdent de gré à gré.
Encadré par la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014, le groupement forestier d’investissement (GFI) est un groupement qui lève ses capitaux auprès d’investisseurs, le plus souvent par une offre au public. Il a le statut de fonds d’investissement alternatif, est géré par une société de gestion de portefeuille agréée par l’Autorité des marchés financiers, et, en cas d’offre au public, sa note d’information reçoit le visa de l’AMF avant toute commercialisation. Ses forêts font l’objet d’expertises régulières par un expert forestier indépendant, selon les règles fixées par l’AMF. Lisez la note d’information, les statuts et le dernier rapport annuel avant toute souscription.
L’associé ne possède aucun arbre en propre : il détient une fraction du capital d’une société qui, elle, possède les forêts. Il ne décide ni des coupes ni des travaux, qui relèvent de la gérance, mais il vote en assemblée, reçoit sa part des résultats et voit la valeur de ses parts suivre celle du patrimoine du groupement. Cette distance convient à qui veut détenir de la forêt sans s’en occuper ; elle déçoit celui qui rêve d’arpenter ses propres bois, pour qui nos annonces de parcelles de bois à vendre sont plus adaptées.
Une part vaut d’abord la valeur des forêts du groupement rapportée au nombre de parts : surface, essences, âge et qualité des peuplements, volume de bois sur pied, desserte, présence d’un bail de chasse. La trésorerie s’y ajoute, les dettes s’en déduisent. Les repères par classe de surface présentés plus haut permettent de situer le foncier, et notre rapport sur le prix des forêts affine ces écarts, mais seule une expertise récente, confiée à un expert forestier inscrit auprès du CNEFAF, fonde un prix sérieux. Dans un groupement familial, une décote est fréquemment appliquée pour tenir compte de la faible liquidité des parts ou d’une participation minoritaire.
Comme dans toute société civile, la cession de parts à une personne extérieure est en principe soumise à l’agrément des associés, selon les règles prévues par les statuts : unanimité, majorité ou décision du gérant. Les statuts peuvent aussi réserver une priorité d’achat aux associés en place. La cession se constate par écrit, doit être rendue opposable au groupement puis aux tiers par les formalités prévues, et donne lieu à des droits d’enregistrement. L’intervention d’un notaire ou d’un avocat est vivement conseillée pour sécuriser l’opération et contrôler les statuts en vigueur.
Les recettes d’un groupement proviennent surtout des ventes de bois, au rythme des coupes prévues par son document de gestion, et accessoirement de la location du droit de chasse, de concessions diverses ou de projets de stockage de carbone. Elles sont irrégulières : une année de grosse coupe peut précéder plusieurs années sans vente notable, pendant lesquelles les frais de gestion, l’assurance, l’impôt foncier et les reboisements continuent de peser. Les distributions aux associés varient donc d’un exercice à l’autre et ne sont jamais garanties.
Revendre des parts prend du temps. Dans un groupement familial, il faut trouver un acquéreur, souvent parmi les autres associés ou leurs proches, puis obtenir l’agrément prévu par les statuts. Dans un GFI, la société de gestion organise la confrontation des ordres d’achat et de vente ou les retraits, sans garantie de délai ni de prix. La détention de forêt s’envisage sur une longue durée et ne convient pas à une épargne dont on pourrait avoir besoin rapidement.
Le capital n’est pas garanti. La valeur d’une forêt peut chuter brutalement après une tempête, comme en 1999 puis en 2009, ou après un incendie, comme dans le massif des Landes de Gascogne en 2022. Les scolytes ont détruit de vastes peuplements d’épicéas dans l’est de la France, et les sécheresses à répétition fragilisent hêtres, chênes et châtaigniers. Le cours du bois fluctue lui aussi. Un groupement diversifié en essences et en régions, assuré contre la tempête et l’incendie et géré selon un plan simple de gestion, résiste mieux, sans être à l’abri.
Le groupement forestier est fiscalement transparent : chaque associé déclare sa quote-part du résultat. Les revenus forestiers ne sont pas imposés sur le montant réel des ventes de bois, mais sur une base forfaitaire égale au revenu cadastral des parcelles, déclarée chaque année, qu’il y ait eu des coupes ou non. Les revenus accessoires, comme la location de la chasse, suivent leurs propres règles. Notre article sur la fiscalité des bois et forêts détaille ces mécanismes.
La loi exonère les parts de groupements forestiers à hauteur des trois quarts de leur valeur pour le calcul des droits de donation et de succession, ainsi que de l’impôt sur la fortune immobilière. Ces avantages supposent un certificat de la direction départementale des territoires relatif à la gestion des forêts, l’engagement du groupement d’appliquer une gestion durable pendant trente ans et, pour la transmission de parts acquises à titre onéreux, une détention de plus de deux ans. Le non-respect de l’engagement fait perdre l’avantage. Pour un GFI, dont l’actif comprend aussi des liquidités, l’application de ces règles se vérifie dans la note d’information.
Le dispositif d’encouragement fiscal à l’investissement en forêt, dit DEFI, transformé en crédit d’impôt par la loi de finances pour 2025 et applicable à ce jour jusqu’à fin 2027, peut ouvrir droit à un avantage fiscal lors de la souscription ou de l’acquisition de parts de groupements forestiers, à condition de conserver les parts plusieurs années et que le groupement prenne des engagements de gestion. Pour un GFI, l’éligibilité des parts à ce crédit d’impôt et les engagements correspondants sont précisés dans sa note d’information. Taux, plafonds et durées sont fixés par la loi de finances et révisés régulièrement : faites-les confirmer par un conseiller fiscal au moment de votre projet.
Dans un groupement forestier de droit commun, comme dans toute société civile, chaque associé répond des dettes sociales à proportion de sa part dans le capital lorsque le groupement ne peut pas les payer. Le risque reste limité dans un groupement bien géré et sans emprunt, mais il justifie d’examiner le passif avant d’acheter. Dans un GFI, la responsabilité des associés peut être limitée au montant de leur part du capital : la note d’information le précise.
Pas automatiquement. Le droit de chasse appartient au groupement, qui peut le louer à une société de chasse, le réserver à ses associés ou l’exercer selon d’autres modalités fixées par les statuts ou décidées en assemblée. L’accès des associés aux forêts dépend de la même façon des règles internes. Si la chasse est au cœur de votre projet, nos domaines de chasse à vendre vous donnent la maîtrise directe d’un territoire.
Il n’existe pas de cote : le prix se négocie entre cédant et acquéreur, sur la base d’une expertise des forêts et des comptes du groupement. Demandez les statuts à jour, les derniers comptes annuels, le document de gestion durable, le procès-verbal de la dernière assemblée et l’état des dettes. Comparez ensuite la valeur obtenue aux prix des forêts de taille comparable dans les régions concernées, par exemple les forêts à vendre en Bourgogne-Franche-Comté ou en Nouvelle-Aquitaine.
Les annonces de parts de groupements forestiers restent rares et dispersées : ma-propriete.fr les publie aux côtés des forêts, des étangs et des domaines de chasse, sous les yeux d’acheteurs déjà intéressés par la forêt. Vous êtes associé et souhaitez céder vos parts ? Décrivez le groupement, ses forêts, leur mode de gestion et le nombre de parts proposées, après avoir vérifié la procédure d’agrément prévue par les statuts. Vous cherchez des parts ? Créez une alerte pour être prévenu des nouvelles annonces et consultez notre livre blanc sur la forêt pour préparer vos questions. Notre service de mise en relation peut aussi vous orienter vers un professionnel.